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# Posté le mardi 23 décembre 2008 04:54

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# Posté le mardi 04 mars 2008 19:26

texte de Michel ONFRAY

texte de Michel ONFRAY
Le cerveau d'un homme de droite.
Le cerveau d'un homme de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.
De Boston (U.S.A.) mardi 3 avril, 16h00 heure locale.

La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé – donc perdu...- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy – j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite ...
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise – bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup... » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ?
Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi....
Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l'absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance tenante...
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes ...
Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux... Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines – disons le comme ça...- de son discours d'investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui...
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron...
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue...
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être.
Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite, l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : « J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche ... Laissons de côté la théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit, capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente : Lui dont chacun sait l'hétérosexualité – elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré...-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d'opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l'être...
L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l' esprit , croyance en l' au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires :Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est « l'autre nom du communisme » ( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page...) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j'aime bien les cadeaux ». Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »... Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça... ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas... Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de l'accompagner, sans journalistes – il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la corporation... Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes...Voyons donc pour plus tard... Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose à faire ? Quand même... ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter...

Ce texte marquera la fin de ce blog apres 16037 visites
Merci d'avoir lu et d'avoir partagé tout ceci avec moi
un autre blog est en construction
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# Posté le lundi 30 avril 2007 12:24

Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:12

pouf

qu'est ce qu'une pouf ?
Notre monde est entouré de pouf dans tout genre, nous en sommes envahie !

Une pouf est une fille (ba oui...) qui est obsédée par son apparence physique (vêtements, coiffure, maquillage, et je ne sais quoi d'autres...).
Ses vêtements, parlons-en ! Souvent dotée de couleurs bleu, rose, violet, ou autres, la pouf est tout sauf original, elle suit la mode, sans aucune réflexion de sa part, ou même d'imagination...
Son maquillage: une tonne de fond de teint, un filet de fard à paupière, et pour finalisé le tout, une tonne de gloss.
La coiffure, pour cela regardé dans les magasines mis en vente dans les bureau de tabac.
Une pouf est tout sauf intelligente ! On le remarqueras grâce à son rire, qui est idiot et très énervant, suivit d'un claquement de mains

Elle est aussi 100% VIP ça le fait , ça le fait GRAVEEEEEEEEEEEE avec ces bottes Gucci, les week end avec cheri en ferrari, piscine, villa, champagne, glamour, sexy

Super, génial, trop top, inouïe, trop beau, groovie, trop frais, cheesie, classieux, stylé, ok, funkie, trop drôle, samedi, trop cool, extra, sympa, puissant

# Posté le jeudi 26 avril 2007 11:31

bavure?

Une petite histoire qui est arivée a 1 personne que je connais qui etait avec moi l'année derniere

Bonjour à tous,
Ceci n'est pas un mail de propagande mais l'énoncé de faits qui me sont
arrivés le mercredi 18 avril à 19h50, je vous demanderai à tous de
continuer à diffuser ce mail.
Merci.
Je m'appelle Gildas GOLDSZTEJN j'ai 24 ans, je suis étudiant en licence de
Physique-Chimie à Paris 6, je suis aussi vice-président d'un club d'échecs.
Le 18/04 alors que j'attendais le bus devant chez moi (avenue Parmentier
dans le 11ème arrondissement de Paris) j'étais au téléphone avec mon frère,
une personne me demande une cigarette que je lui donne tout en continuant
ma discussion avec ce dernier.
2 minutes plus tard une voiture noire banalisée déboule en trombe et
s'arrête juste à côté de moi, 2 individus sortent, se mettent à hurler "Il
t'a donné quoi? Il t'a filé quoi? Je suis sûr qu'il t'a donné du crack, il
est où?".
Alors que j'étais toujours au téléphone avec mon frère je bredouille un
"quoi?" interloqué et avant que j'ai le temps d'en rajouter plus l'un deux
m'attrape le bras droit et essaye de me faire une clé de bras pour
m'immobiliser, je résiste de l'autre main qui tenait mon portable je
raccroche, range mon téléphone pour pouvoir me défendre de mes deux bras,
au moment où je range mon téléphone l'autre individu a eu le temps de
passer derrière moi et tous les deux ils me passent les menottes.
A ce moment je ne sais toujours pas qui ils ont ni pourquoi ils me passent
les menottes, je demande donc à voir les insignes, l'un deux me le montre
et l'autre rétorque :"on a des menottes tu crois qu'on est quoi?", je
demande instantanément à être conduit au comissariat ils me disent "pas
maintenant".
Pendant que je suis fouillé en pleine rue, et devant chez moi je le
rappelle, le plus violent des deux continue à me demander "tu l'as mis où?
je t'ai vu prendre quelquechose on était en face,ça fait un moment qu'on le
suit ce mec, tu l'as mis où le crack? dépêche-toi de répondre", je lui dit
que j'ai juste donné une cigarette à l'individu qu'ils surveillait et
qu'ils pouvaient me fouiller je n'avais rien.
Sur ce le plus violent des deux remonte en voiture pour rattraper leur
suspect (enfin leur deuxième suspect puisque j'avais pris conscience, assez
difficilement je dois dire, qu'à leurs yeux j'en étais un aussi) et je
reste seul, en pleine rue, menotté avec l'autre.
Là j'ai du mal à m'exprimer je bafouille sous le coup de l'énervement je
lui dit que ces méthodes sont lamentables, que je n'arrive pas à croire que
je me retrouve menotté, que je n'ai jamais été arrêté, je lui demande s'il
se rend compte à quel point c'est traumatisant et lui demande combien de
temps je vais rester comme ca.
Il me dit "jusqu'à ce que mon collègue revienne", que de toute façon si je
n'ai rien à cacher je n'ai pas à avoir peur, et que je devrais m'adosser à
l'abri de bus pour éviter que les gens ne voient les menottes.
Je lui demande exactement ce qui les a poussé à m'arrêter et il me dit que
c'est un individu qu'ils suivent depuis un bon moment et que de toutes
façon "il se passe trop de trucs sur cette avenue"
Au bout d'environ 3 minutes il décide de m'emmener dans le hall de l'hôtel
juste à côté pour éviter que je reste dans la rue je m'éxecute et doit une
nouvelle fois ravaler ma honte quand la réceptionniste vient demander ce
qui se passe et que le policier lui repond que c'est une enquête de police.
Je lui demande si j'ai le droit de passer un coup de fil il me répond non.
Je vois mon père passer sur le trottoir d'en face je lui dit que je veux le
prévenir il me dit non.
Je lui demande combien de temps je vais rester ainsi sans avoir aucun
droit, il me dit "jusqu'à ce que mon collègue revienne".
Pendant cet échange il recommence sa fouille ce que j'apprendrai plus tard
s'appelle une palpation, et bien évidemment ne trouve rien.
Je lui redit que ces méthodes sont lamentables et que je n'en reviens
toujours pas d'avoir été interpellé sans raison, il me répond "ça va on
vous a pas brutaliser quand même", là je m'énerve et lui dit "vous vous
foutez de moi? Votre collègue a failli me casser le bras" il me dit "c'est
quelqu'un de sec il dit les choses un peu durement mais il est comme ça et
puis de toute façon si on s'est trompés, ce qui est laissé à notre
appréciation, on s'excusera".
Puis il me demande ce que je fais dans la vie, ce que j'étudie, si j'ai
toujours habité là.
Je lui répond.
Je commence sérieusement à perdre patience, continue à m'énerver lui dit
que ça m'étonnerait qu'il soit normal que je n'ai aucun droit et qu'il
faudra qu'ils me donnent leurs noms à tous les deux.
Il me répond "on vous les donnera nos noms, pourquoi? Vous voulez voir
l'IGS?", je lui dit qu'en tout cas j'en parlerait à ma meilleure amie
avocate et il me répond :"vous pourrez lui dire qu'on a le droit de faire
ça, c'est l'article 78.2, ça y est je l'ai trouvé la réponse", je lui dit
qu'on verra mais que je voudrais quand même leurs noms.
Il me demande ensuite ce que je faisais là, je lui dit que j'attendais le
bus que d'ailleurs il m'avait fait rater, il me demande où j'allais je lui
dit que j'allais chez un ami avant de me reprendre et de lui dire que
j'allais manger avec un ami, il me demande où, je lui répond et son
collègue revient.
Alors que je m'attendais aux excuses promises il me dit toujours aussi
agressivement "t'as de la chance, on a rien trouvé, t'as de la chance cette
fois on s'est faits bananés tant pis pour nous mais la prochaine fois on
t'aura" je lui dit que c'est ridicule que s'ils n'avaient rien trouvé c'est
parceque je n'avait rien fait il me dit "je sais très bien ce que j'ai vu
il t'a donné quelquechose mais ça va cette fois tu t'en sors bien" il prend
mon nom, demande à son collègue s'il m'a bien refouillé et me libère enfin
des menottes.
Je lui demande son nom ainsi que celui de son collègue il me dit que je
n'ai pas à les avoir, je lui demande où ils travaillent et me répond au
comissariat du 11ème je les suit jusqu'à leur voiture et ai juste le temps
d'appeler mon amie avocate pour qu'elle note la plaque d'immatriculation
avant qu'ils ne partent.
Conclusion: l'interpellation a commencé à 19h50 et a duré juqu'à 20h07.
J'ai des marques aux deux poignets dues aux menottes et de la brutalité
avec laquelle elles ont été mises, et des douleurs dans le bras dues au
policier violent qui me l'a agrippé au tout début.
Une problématique simple peut être tirée de cet événement, la police
a-t-elle trop de pouvoirs (et choisit-elle bien les personnes à qui elle
les donnent?) et nous dirigeons-nous vers une vraie dérive policière?

Gildas GOLDSZTEJN,
>Le 19/04/2007.

# Posté le jeudi 19 avril 2007 17:25